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Verger de manguiers dans la zone des Niayes, en pleine lumière de milieu de journée
Agro VisitExploration n° 001Démo

Dans les vergers de manguiers des Niayes

La saison démarre fin avril. Nous suivons une journée de récolte, du verger au hangar de tri, pour comprendre pourquoi une mangue destinée à l'export ne se cueille pas comme une mangue de marché.

Notto Gouye Diama, Thiès, Sénégal12 mai 2026Lecture 7 minFilière Mangue
Rangs de manguiers irrigués au goutte-à-goutte
Rangs de manguiers irrigués au goutte-à-goutte

Il est sept heures et la lumière est encore basse sur les Niayes, cette bande de terres maraîchères qui longe la côte entre Dakar et Saint-Louis. La récolte commence tôt : passé onze heures, la chaleur fragilise les fruits et complique la logistique jusqu'au hangar de tri.

Une cueillette qui se joue au pédoncule

La mangue d'export se cueille avec une portion de pédoncule, puis se retourne quelques minutes pour laisser s'écouler la sève, qui tache l'épiderme et déclasse le fruit. Ce geste, invisible pour le consommateur, sépare un fruit vendu sur le marché local d'un fruit qui passera le contrôle qualité d'un exportateur.

Fenêtre de récolte
Avril → août
Pic de production
Mai – juillet
Par parcelle et par saison
2 à 3 passages

« Le fruit qui tombe au sol, on ne le ramasse pas pour l'export. Il part au marché ou en transformation. Rien ne se perd, mais tout ne va pas au même endroit. »

Nom à renseigner — Producteur rencontré sur place

Ce que la transformation récupère

Les fruits déclassés — trop mûrs, marqués, calibrés hors normes — alimentent les ateliers de jus, de purée et de séchage. C'est souvent là que se joue la rentabilité d'une exploitation : la valorisation du deuxième choix plutôt que la seule vente du premier.